Le piège du besoin d'appartenance
Vouloir appartenir au groupe des autres, c'est le piège. Et si tu inversais le sens ?
Être soi-même dans un monde qui essaie constamment de vous en empêcher est la plus grande des réussites.
Ralph Waldo Emerson
Dans ma conférence sur la réussite, je dis une phrase : « nous sommes tous des lions déguisés en moutons ». Reste à comprendre pourquoi c’est si difficile d’être soi-même. La réponse tient dans un mécanisme qu’on sous-estime tous.
Le biais de conformité
Le biais de conformité, c’est notre tendance à nous aligner sur l’avis de la majorité, même quand on pense différemment, même quand la majorité a tort.
L’expérience la plus connue est celle de Solomon Asch : on montre une ligne à un groupe et on demande laquelle, parmi trois, est identique. Tous les participants sont complices sauf un, et donnent exprès une réponse fausse. Malgré l’évidence, environ un tiers des vrais participants s’alignent sur le groupe.
Pourquoi ? Parce que le conformisme active les mêmes réseaux neuronaux que nos besoins primaires, manger, boire, dormir. C’est un besoin fondamental : le besoin d’appartenance.
Ce qui te sauve est aussi ce qui t’enferme
Le besoin d’appartenance est vital à notre survie. Mais c’est aussi ce qui nous rend malheureux, ce qui nous empêche d’être vraiment nous-mêmes. On se tait, on se lisse, on range ses différences, pour ne pas risquer d’être exclu du groupe.
Le vrai problème, c’est qu’on accepte un présupposé sans le voir : on veut appartenir au groupe des autres.
Inverse le sens
Au lieu de chercher à appartenir au groupe des autres, donne aux autres l’envie d’appartenir au tien.
C’est tout le changement de paradigme. Tous les leaders, tous les « lions », l’ont compris : ils n’ont pas rejoint un moule, ils ont créé un espace où d’autres avaient envie d’entrer.
Tu n’as pas à devenir un mouton correct. Tu as à assumer le lion.
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